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St Pétersbourg - Rogatchevo |
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Etape 2 - Rogatchevo - Petravsky |
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Etape 3 - Petrovsky - Yelabouga |
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Etape 4 - Yelabouga - Mrakova |
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Etape 5 - Mrakova - Bogotse |
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Etape 6 - Bogotse - Arkalik |
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Etape 7 - Arkalik - Botakara |
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Etape 8 - Botakara - Ayaguz |
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Etape 9 - Ayaguz - Karamay |
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Etape 10 - Karamay - Turfan |
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Journée de repos à Turfan |
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Etape 12 - Turfan - Hami |
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| Etape 13 - Hami - Quinguan |
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Etape 14 - Quinguan - Alxa Youqi |
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Etape 15 - Alxa Youqi - Bayan Hot |
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Etape 16 - Bayan Hot - Hohhot |
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Arrivé à Pékin - Grande Muraille de Chine |
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Samedi 21/06, première spéciale chinoise
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Côté course :
La première spéciale en Chine est réduite à 90kms au lieu de 340 kms Initialement prévus à cause du retard accumulé lors du passage en douanes (plus de 5 heures d’attente).
Une très belle spéciale aujourd’hui, alternant pistes rapides au début avec des montagnes russes, des pistes sablonneuses au milieu et à nouveau des pistes rapides mais plus sinueuses à la fin.
Dès le début de spéciale, nous avons à nouveau des soucis de câble d’accélérateur et de chauffe moteur.
Sam et moi décidons de lever le pied et de sortir la spéciale sans s’alarmer. Résultat 30ième scratch et 24ième au général. Nous nous faisons doublés par deux véhicules et un camion et apprenons que d’autres concurrents connaissent aussi des problèmes de chauffe : normal il fait 40° dans l’après midi et 80° dans l’habitacle...
Demain grosse révision pour attaquer correctement les étapes de dunes chinoises, et la dernière ligne droite vers Pékin. Cette journée de repos a lieu dans le cadre magnifique de Turfan, la 2ième plus grosse dépression au Monde –154 mètres. (photos en ligne demain)
Côté Assistance :
Hier c’était l’entrée en Chine en fanfare, aujourd’hui, c’est la découverte d’un pays étonnant. Nous roulons dans une plaine et de chaque côté, des montagnes aux sommets enneigés. Un Chinois rencontré sur le bivouac, nous explique qu’un système d’irrigation très ancien est toujours utilisé. Il consiste à récupérer la fonte de neiges, en la canalisant vers un réseau souterrain très dense. Nous sommes seulement à quelques dizaines de kilomètres du Kazakhstan, les sols sont donc les mêmes et pourtant la moindre parcelle est cultivée, des champs de coton et de maïs défilent de part et d’autre de la route. Ici la propreté est de rigueur, les routes et leurs abords sont impeccables. Côté population, les contrastes sont importants entre la ville et la campagne. L’architecture ultramoderne à « l’américaine » avec des immeubles et des stations service énormes, et les maisons en torchis minuscules des campagnes. Nous avons du faire un détour pour acheter un
câble d’accélérateur. Nous nous sommes donc arrêtés dans une petite échoppe qui devait être un garage pour mobylettes, après quelques minutes d’échanges nous trouvons notre bonheur. Le magasin en terre battue et torchis donne directement dans la « maison » : un pièce d’environ 12m² avec un lit une table et la TV. L’ambiance de ces rues nous rappelle très fortement les bouibouis du Maghreb. La population est très attentionnée et fait beaucoup d’efforts pour nous comprendre.
Nous arrivons au bivouac vers 19h00 et attendons avec impatience l’arrivée du Kap Outlaw, pour filer à l’hôtel.
Ce soir c’est grand luxe Hôtel 5 étoiles, douche chaude et vrai lit, on en rêve...
A demain...
Votre Team Mory
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Vendredi 20/06, Bienvenue en Chine :
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Côté course :
Dernière spéciale au Kazakhstan de 82kms tracée dans des petites montagnes avec un passage à 1400 mètres d’altitude. Début rapide aves des pointes à 125/130 km/H, milieu et fin montagneux et sinueux.
Une très belle spéciale aujourd’hui, nous partons sur un bon rythme et croisons Le Mitsu Hardy qui vient d’effectuer plusieurs tonneaux et qui abandonne après deux Kms de spéciale. Doubler les camions est encore plus périlleux et poussiéreux aujourd’hui, néanmoins nous parvenons à doubler 4 Camions et 7 voitures. Le résultat est probant : premier Top 15 pour le Nouveau Kap Outlaw.
Mais ne nous grisons pas avec cette belle performance, le rallye débute dès demain en Chine avec la traversée du désert de Gobi sur 6 jours. Tout un programme. A partir de demain, les écarts vont se compter en heures. On fera le compte à la fin du rallye et notre objectif est tout simplement de terminer avec cette nouvelle voiture tout juste sortie de notre atelier.
Côté Assistance :
Ce matin, La route est plus agréables, nous parcourons les 250 km qui nous séparent de la frontière à un rythme de 70 km/heure. Une petit frayeur cependant : après avoir passés un petit cours d’eau et en être ressortis dans de la poussière, il nous est impossible d’embrayer. Petite sueur froide à l’idée de devoir rejoindre Pékin sans embrayage. En fin d’après midi, tout fonctionne à nouveau, ce n’était qu’une simple alerte. Samuel et Stéphane nous ont rejoint pour le passage des douanes. Nous y passerons 5 heures, en grande partie du coté Kazakhstan. En Chine, tout est bien huilé : c’est une armée de personnes, dont quelques interprètes déplacés pour l’occasion, qui nous accueillent. Je dis bien nous accueillent, car même si nous n’avons pas eu de contrôle plus sérieux dans tous les autres postes de douanes traversés, ici tout est fait avec le sourire.
A notre sortie des douanes, et sur tout le parcours qui nous relie au bivouac (250km), des spectateurs, venus nombreux nous saluent : Welcome to Chine, drapeaux, cri d’enfants, sourires…c’est un peu comme pour le tour de France. Le contraste avec la Russie et le Kazakhstan est d’autant plus saisissant que nous ne nous y attendions pas du tout. La Chine s’est pliée en Quatre pour ce rallye et cela se ressent…
Ce soir Hubert et René modifient le câble d’accélérateur et règlent le boitier de direction : des petites interventions mais il faut dire que nous touchons tout les jours de la peau singe, pour que cela continue ainsi.
A demain...
Votre Team Mory
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Jeudi 19/06, En direct 3H00 heure locale de la ville de Ayaguz au Kazakhstan :
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Côté course :
Hier la spéciale a été annulée en mémoire aux deux pilotes auto et moto décédés.
Aujourd’hui, la spéciale de 448 kilomètres tracée dans la plaine puis dans la montagne est à la fois rapide, sinueuse et trialisante. Nous partons dans le dernier tiers car nous avions terminé à la 34ième place au dernier classement. Position difficile, à éviter absolument mais nous n’avons pas le choix, nous devrons supporter la poussière des camions et nombreux véhicules qui nous précèdent.
Un dépassement hors piste peut parfois être obligatoire et aujourd’hui, on s’est fait une grosse frayeur avec les roues arrières de l’auto à 2 mètres de Haut. Bref, pour le reste tout s’est bien passé. Nous terminons 29ième au scratch et 24ième au général soit deux places de gagnées.
Petite anecdote : ce matin un faux contact a déclenché le système incendie du véhicule, en l’espace de quelques secondes, nous avons été recouverts d’une mousse blanche, une douche avant l’heure !
Pour demain, 84 kms de spéciale en haute montagne avant de rejoindre la plus grosse cité pétrolière de Chine KARAMAY. Les galerie photos seront mises à jour à la journée de repos.
Côté Assistance :
Départ ce matin vers 8h00. Première préoccupation : Faire le plain. Hier la dernière station était à cours de gasoil, il ne nous reste qu’un quart de plein. De son coté le road book n’annonce qu’une station sur u trajet de 500 km. Arrivés sur place plus une goute de gasoil. Plusieurs concurrents en course comme en assistance sont dans la même situation. Donc système D, Hubert propose de faire appel à la générosité locale en s’adressant à une des fermes du village. L’accueil qui nous est réservé est excellent et en quelques minutes nous avons fait le plein. La liaison de ce jeudi est considérée comme une des plus difficile pour l’assistance. 666 km dont 40 % de pistes
et 60% de routes défoncée. Rien ne nous est épargné : nids de poules saignées, tôle ondulée le tout dans la poussière. Nous arrivons au bivouac vers 23h00. Notre passage en Chine demain, nous fait avancer de 2 heures. En tout depuis St Petersbourg, nous avons pris un décalage horaire de + 6 heures par rapport à la France !!!
Ce soir tous les visages sont fatigués, mais le moral reste au beau fixe.
A demain … Toute l’équipe
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Lundi 16/06, 01H00 heure locale de la ville de Bogotsay au Kazakhstan :
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Côté course :
Stéphane et Samuel sont donc partis ce matin pour 48 heures sans assistance. Joins par téléphone ce soir, ils nous décrivent leur journée, interminable. C’est plus de 5 heures passée en course pour couvrir les 328 km de spéciale. Un gué infranchissable, qu’ils ont du longer sur plus de 60 km. Un franchissement impossible. Finalement, comme quelques autres compétiteurs, ils sont aidé d’un camion 6X6, pour franchir un bourbier particulièrement impressionnant. La suite, c’est une grande étape de navigation dans des zones de fech fech. C’est en fait de la poussière de sable, aussi fine que la farine dans lesquelles les véhicules ont beaucoup de mal à progresser sans se tanquer. Résultat au scratch : ils finissent classés 34ième et passent à la 26ième place au général. Fatigués mais heureux, beaucoup de plaisir. Le véhicule a très bien marché. Problème de cable d’accélérateur à voir pour demain.
Côté Assistance :
Autant l’entrée au Kazakhstan et la journée d’hier nous ont réservées des routes aussi confortables que les nôtres, autant l’étape du jour est catastrophique. Nous devons parcourir 915 kilomètres pour rejoindre le bivouac, c’est une des plus longues liaisons du rallye. Or les routes nationale indiquées sur les cartes sont en réalité des routes défoncées qui s’apparentent plus à des pistes qu’à du macadam. Notre véhicule, bien que délesté des baguages de motards pour lesquels nous transportons du matériel, et de notre boite de vitesse (Env.180kg), demeure toujours trop chargé. Nous roulons donc en limite de butée et devons ménager notre monture pour atteindre Pékin. Résultat des courses : 40km/heure. Nous arrivons au bivouac vers 11h00, soit 17 heures de route non stop.
News de Hervé Toscano : Nous n’avons pas réussi à joindre le deuxième concurrent Mory, cependant, nous avons son classement. Hervé et Philippe ont réalisés une belle performance, puisqu’ils de classent 17ième au scratch et 24ième au général.
La suite au prochain numéro.
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Lundi 16/06, 01H00 heure locale de la ville de Bogotsay au Kazakhstan :
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Côté course :
La spéciale de 130 kilomètres tracée dans la plaine puis dans la montagne est à la fois rapide, sinueuse et trialisante. Stéphane et Sam partent sur un rythme soutenu, et doublent une douzaine de véhicules avant de se retrouver bloqués pendant 30 minutes par un concurrent camion bloqué dans un bourbier. Malgré cela et dans l’attente de la décision du collège de course, nous terminons la spéciale 25ième au scratch et 24ième au général.
Plus de 10 places de gagnées en un jour !
Même si notre objectif n’est pas le classement général, cette spéciale montre les capacités d’un nouveau véhicule le KAP Outlaw, dans la discipline du rallye raid. Si le temps perdu nous est décompté demain, nous serions potentiellement dans les 20 premiers.
Ce soir nous sommes heureux de cette excellente journée, le véhicule a fonctionné à merveille.
Mais demain est un autre jour, et nos mécanos Hubert et René et notre assistante Geneviève s’activent pour préparer au mieux le véhicule pour l’étape marathon soit 1600 kilomètres sans assistance.
Côté Assistance :
Après le passage des formalités Russes/Kazahk (3 heures), nous poursuivons notre route vers le bivouac. Le Kazakhstan nous paraît très accueillant. Sur tout le trajet du road book, nous croisons des policiers en uniformes qui nous indiquent avec le sourire, la route à prendre. On est loin des policiers russes qui sont postés avec leurs jumelles tous les 15 kilomètres… La population est très accueillante, beaucoup d’enfants nous saluent à notre passage. Les paysages aussi sont magnifiques.
Quelques 300 kilomètres avant le bivouac, nous sommes arrêtés par la police locale. Ils nous expliquent, qu’ils nous accompagnent à la banque pour réaliser les opérations de change !! Surpris, nous montons dans leur véhicule et toutes sirènes hurlantes, ils nous déposent devant la banque. Pour 1 euro, vous obtenez 197 Tengues. A titre de comparaison, 1 litre de gasoil vaut 100 Tengue, soit environ 45 centimes d’euro !!!
Nous arrivons au bivouac où nous retrouvons Samuel et Stéphane. Demain est une journée particulière.
C’est une étape marathon. Epreuve supplémentaire pour les concurrents, ils ne pourrons bénéficier de notre assistance. Ce soir nous attachons une attention toute particulière au préparatifs du véhicule. Nous aurons 2 bivouac séparés de plus de 300 km.
News autres concurrents :
Il y a eu ce jour un terrible accident pendant la spéciale. A ce soir nous n’avons pas de nouvelle précise, mais les concurrents, dont Stéphane et Samuel, qui sont arrivés après le drame, ne sont pas optimistes pour la survie du pilote chinois de 25 ans. Nous attendons des nouvelles avec inquiétude.
Merci à tous pour vos messages d’encouragements et à demain pour de nouvelles aventures !!! |
Samedi 14/06, 01H00 heure locale
de la ville de Yelabouga, qui surplombe la Volga :
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C’est confirmé, le collège de course a annulé la spéciale du jour pour cause d’intempéries. L’orage violent d’hier soir, aurait effondré une digue empêchant la spéciale. Pour le Team, après la journée d’hier très éprouvante, c’est l’occasion de dormir un peu plus longtemps.
Nous faisons la grasse matinée jusqu’à 8h00, c’est royal !!
Le petit plus de la journée, c’est la possibilité pour tout le Team de parcourir ensemble tout le trajet de liaison. On en profite pour admirer le paysage, et s’arrêter se restaurer dans les cafés sur la route.
Quelques contacts avec la population, le langage des signes fonctionne plutôt bien.
Côté paysages, c’est beaucoup plus vallonné. Quelques prairies et l’horizon en vue. Les deux jours précédant, la traversée continue des forets était quelque peu monotone. Quelques troupeaux de vaches, gardés par les femmes des villages. Ambiance un peu africaine, avec des veaux au piquet qui broute l’herbe en bord de route.
Le trafic est très très dense, et les poids lourds pullulent. A priori, ils ne sont pas bridés, et malgré l’état des routes, ils poussent leurs engins jusqu’aux 110 kilomètres / heure !!! Dépassement par 3.
Le résultat est plutôt efficace, voir la photo du camion citerne… Ici c’est une succession de descente de 12%, où les camions se suivent sur plusieurs centaine de mètres. Les russes semblent assez kamikazes et adorent slalomer entre les semi, et si ce n’est pas possible par la gauche, ils n’hésitent pas à doubler par le bas côté. Pour le Kap Outlaw, la puissance aidant, ce n’est pas un trop gros soucis.
Pour l’assistance, c’est une dose d’adrénaline plutôt sympa, pour le conducteur, mais aussi pour ses passagers.
Bref, à 7 kilomètres du bivouac, après 9 heures de route pour parcourir les 570 km de liaison, un peu d’inattention et nous arrivons un peu fort dans un trou. Le Ducato, s’arrête automatiquement, détecteur de choc déclenché. Impossible de le démarrer. Ah! l’électronique ! On en parlait 5 minutes avant. Que faire au fin fond de la Russie ? Où trouver un concessionnaire Fiat qui puisse intervenir ?
Comment pouvoir assurer l’assistance ? Les questions fusent...On fini quand même par localiser le capteur de choc et à le neutraliser. C’est donc, avec un grand soulagement que nous arrivons au bivouac. Il est 19h30. |
Vendredi 13/06, 21H00 en direct des bords de la Volga :
Résumé de cette 2ième étape : 737 km de liaison et 93 km de spéciale |

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Coté Course :
Réveil matinal pour cette nouvelle étape.
Le Team Mory et son assistance, quittent le bivouac pour une liaison de 417 km avant le début de la spéciale. Le temps imparti pour parcourir cette distance est de 2 heures 6h57. Au kilomètre 75, nous recevons un appel de Stéphane et Samuel, ils sont arrêtés en bord de route au kilomètre 127. Diagnostique : les 4 visses de la pipe de température d’eau se sont désolidarisées du moteur, occasionnant la fuite du liquide de refroidissement.
L’équipage commence le démontage en attendant notre arrivée. Nous arrivons environ ½ heure après et faisons le nécessaire pour l’intervention. La réparation va durer 1 heure 30. Meulage, soudures, remontage, on en profite aussi pour «casser la croute ».
L’équipage repart et arrive à temps pour le départ de la spéciale. |

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La spéciale :
A partir d’aujourd’hui la spéciale est mixte, les camions et 4x4 prennent le même départ. Au programme, 93 km à parcourir dans le terrain militaire de Nijni. Du slalome sur des pistes sablonneuses, beaucoup de gués et des woops énormes sur une piste d’entrainement de chars.
Hier soir lors d’un briefing du Team, et sachant que l’assistance ne peut pas assister aux départs comme aux arrivées des spéciales, nous avons choisi de ne pas attendre note équipage à l’arrivée et de tracer notre route au plus vite pour préparer le bivouac. Au kilomètre 426, nous nous arrêtons au ravitaillement organisé par le rallye. Nous y rencontrons les premiers motards qui viennent de terminer l’étape. Ils sont tous très éprouvés physiquement. La spéciale bien que courte était sportive : des gués
énormes et profonds jusqu’à la garde. Des woops de plusieurs mètres. Nous apprenons également que la spéciale a été stoppée. Un camion Kamaz est passé trop rapidement sur un pont en bois, qui s’est effondré sous son poids. Pas de possibilité pour les concurrents suivants de franchir la rivière.

L’organisation reprogramme le départ à partir du CP2, car seuls 4 ou 5 des premiers participants sont passés, sur les près de 75 véhicules !! Nous décidons de poursuivre notre route en attendant d’avoir plus de nouvelles.
Il est près de 22h00, heure locale, et ils ne sont toujours pas arrivés au bivouac. Nous avons eu cependant de leurs nouvelles. La spéciale a été particulièrement périlleuse notamment pour les passages de gués. Manifestement nos deux acolytes se sont retrouvés bloqués au milieu d’un gué.
Seule, l’intervention musclée de l’Unimog de Michel Salvatore (encore MERCI) aura eu raison de cette mauvaise passe.
L’arrivée au bivouac est elle aussi une surprise. Un orage énorme, aux dires des autochtones, a sévi pendant toute l’après midi et le bivouac est impraticable pour notre 2 roues motrice d’assistance, mais aussi pour quelques camions dont un 8x8, ou pour une certaine semi Mory… Décidément c’est une journée très arrosée !
Au dernière nouvelle, l’épreuve de demain est annulée, en cause : le terrain non praticable.
Enfin, le moral des troupe reste au beau fixe.
Nous serons demain soir au Kasakstan
Toute l’équipe ASMO ORPIST RACING TEAM
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| St Petersbourg – Rogatchevo |
Jeudi 12/06, 24h00 en direct du 1er bivouac :
Résumé de cette 1ère étape : 730 km de liaison et 70 km de spéciale

Coté Course :
Le Kap Outlaw prend son départ à 7h05 pétantes suivi de l’assistance. Une partie du trajet est en commun et correspond au trajet de la liaison avant le départ de la spéciale située à 154km. Même si les secteurs de liaisons ne sont pas chronométrés, ils doivent être réalisés dans un temps imparti sous peine d’exclusion. Le Team Mory, comme tous les autres concurrents, rencontre des bouchons dès la sortie de St Petersbourg. Le 12 juin c’est fête nationale en Russie, pour parcourir 28 kilomètres, nous avons mis 1h30 ! Difficile de tenir le temps imparti de la liaison dans ces conditions, c’est donc juste avec un peu plus de stress que prévu que Stéphane et Samuel arrivent au départ de la spéciale.
La spéciale est tracée sur un terrain militaire. Une boucle de 70km, au travers d’une forêt vallonnée, tantôt rapide tantôt sinueuse et constituée de gravelles ou de sable. L’objectif de cette première est d’assurer afin de préserver au maximum le véhicule. Pari tenu malgré une déficience de la radio, qui oblige Samuel à annoncer ses notes uniquement par gestes ! A noter que sur les 3 derniers kilomètres de la spéciale, les camions engagés en course ont rattrapés les 4x4. Au dire de nos acolytes, se faire doubler par ces mastodontes est particulièrement impressionnant.
Stéphane et Samuel sortent de la spéciale avec le sourire, satisfaits et rassurés. Il n’en aura pas été de même pour tous les équipages, puisqu’à ce soir une dizaine de concurrents ne sont pas classés suite à un accident, une casse ou une panne. C’est un rythme régulier sans erreur de navigation importante qui nous permet ce soir d’être classés 33ième. Pour demain, nous suivrons le même rythme, car les spéciales longues ne démarrent que dans 3 jours. Ce soir l’équipe d’assistance peaufine, quelques réglages du véhicule et fait l’entretien courant. Le Team fait un débriefing complet du déroulement de la journée, en vue de s’organiser pour le timing de demain.
 
Côté Assistance :
Pour l’assistance la route est longue, tout particulièrement pour notre Team, car nous avons opté pour une assistance fourgon2x4 roues et le trajet parcouru ce jour est plus que cassant. Tout le parcours se déroule sur asphalte, mais pour une portion d’une 100aine de kilomètres, c’est un réel slalome entre les nids de poule et les saignée. Vitesse maxi : 40Km/heure !
Dès le début du parcours, le contraste entre ville et campagne est saisissant. Entre l’avenue Nesvky (Champs Elysées de St Pé) et les villages de périphérie. La ville est riche et est très proche de notre mode de vie occidental, par contre la vie en campagne semble particulièrement rude. Les contrées traversées sont identiques sur 700 km : des routes rectilignes bordées de bouleaux et pins sylvestres traversent des hameaux au habitations en bois souvent vétustes, et dont beaucoup semblent à l’abandon.
La vie doit y être particulièrement rude en hivers par des températures pouvant atteindre
les 40°c !
Voir quelques photos prises sur le parcours et lors d’une pause café bien appréciée.
Arrivée au bivouac à la tombée de la nuit, il est 10h00.
Toute l’équipe ASMO ORPIST RACING TEAM
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| St Petersbourg – Les vérifications |
Mardi 10/06 13h30 :
Convocations aux vérifications administratives et techniques
Aujourd’hui les affaires sérieuses commencent.

Vérification administratives : L’équipage en course et celui de l’assistance se présentent devant les différents postes de vérifications administratives.
C’est un préliminaire obligatoire avant tout départ de rallye. L’organisation René Metge, s’assure que toutes les formalités nécessaires à la traversée des pays a bien été réalisée par les Teams. Nous récupérons, par exemple, les formulaires d’assurance Russes et Kazakh car ces 2 pays ne reconnaissent pas nos cartes vertes d’assurés.
C’est là également, que L’équipe du raid, nous remet contre caution le matériel de course.

L’irritrack : système GPS installé dans les véhicules en course mais également en assistance. C’est une sécurité qui permet de situer d’une par tous les participants du rallye et de visualiser par satellite l’avancée ou non des véhicules.
Pour les véhicules en courses, la Transorientale nous remet le GPS. Ce GPS est bridé, il
n’annonce que le cap suivi, à l’exception de quelques points de passages ciblés et délimités où il retrouve toutes ses fonctionnalités. Chaque véhicule est également doté d’un téléphone satellite afin de communiquer entre nous et éventuellement en cas d’urgence vers l’Europe. Pour finir et afin d’assurer la sécurité de la caravane tous les véhicules d’assistance sont munis d’une radio VHF. |
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Vérifications Techniques :
Avant d’assurer les vérifications techniques, les 2 véhicules passent par la « case » stickage. C’est là
que tous les stickers officiels sont apposés, avec notamment les numéros de rallye : Pour le kap
Outlaw vous pourrez nous suivre sous le N° 245. Pour l’assistance c’est le 633.
Les vérifications techniques pour l’assistance sont réduites. Pour le N°245, les contrôleurs de le Fédération Internationale Automobile (FIA), vérifie les éléments déclarés dans le passeport technique :
poids, dimension, puissance, cylindrée, … permettant de classer les véhicules par catégorie. Nous sommes considérés comme un T1, soit un véhicule prototype en 4 roues motrices.
Reste à voir le matériel de sécurité, lampe à éclats, torche, briquet, couverture de survie, fusées. Mais
également le système Sentinel, qui facile les dépassements entre concurrents. |
Vers 20h00, nos 2 véhicules obtiennent leurs visas pour l’aventure. Demain, ils monteront donc sur le podium de départ situé place de l’Ermitage à St Petersbourg.
Départ officiel jeudi matin aux alentours des 5 heures, prochaine newsletter jeudi soir.
Toute l’équipe ASMO ORPIST RACING |
| Châteaubriant – St Petersbourg |
Dimanche 8/06 12h00, en direct du Bateau :
Petite frayeur, tout de même à la frontière belge :
les douaniers français ne seront là que lundi matin !!!
Avant de quitter le territoire nous devons faire viser notre carnet ATA...
C'est donc entre 2 contrôles qu'un représentant de la police des frontières belges se charge de l'opération. Un grand merci à cet homme très sympathique.

Sur la route, le Kap Outlaw intrigue les automobilistes que nous croisons. Au ravitaillement, à chaque pause, des belges, des allemands, et même des polonais cherchent à savoir qui nous sommes, où nous allons.
Le positionnement flexfuel du Kap et sa déco hors norme intriguent...
La mer est d'huile, le soleil au rendez-vous, la traversée de 24 heures s'annonce sous les meilleurs auspices.
Lundi 9 juin 2008, au programme du jour :
418km et le passage des douanes russes. |
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Arrivés à Helsinki, nous débarquons à 6h45 (heure locale).
Il a fait jour toute la nuit ou presque, preuve que nous nous rapprochons des « nuits blanches de St Petersbourg ! » La traversée d’Helsinki nous offre un paysage magnifique. La ville, telle un green, serpente entre des ilots et des bosquets, l’architecture est très intégrée au paysage.
L’entrée en Russie et la réalisation des formalités douanières nous demande 5 heures ! Une véritable
école de patience … Vers 17h00, enfin munis des visas, assurances, laissez passer, tampons divers, nous enchainons les 178 km qui nous séparent encore de St Petersbourg.
En Russie, plus de GPS, nous devons utiliser le road book remis par l’organisation. C’est plus sommaire, moins précis, mais ça marche quand même et puis, les panneaux de direction sont en alphabet cyrillique, autant dire que c’est du chinois ! Ici seulement quelques russes comprennent et parle anglais, il faut prendre ses marques parce qu’au Kazakhstan et en chine, là ça sera encore plus limité… |
Si les paysages traversés d’Helsinki à St Petersbourg sont très similaires, question comportements routiers, rien à voir !!!
Chez nos compatriotes russes se croiser à 3 de front ne pose aucun problème.
Les carcasses sur les bas côtés en témoignent, la vigilance s’impose.
Nous arrivons au parc de déchargement en soirée. Reste à trouver notre appartement.
Rendez-vous demain pour les vérifications. |
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